61ème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OAPI: des recommandations pertinentes pour la bonne santé de l’Organisation panafricaine.

A la suite de la réunion des Experts qui s’est ouverte le 3 décembre 2021,  les travaux de la 61ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) se sont déroulés le vendredi 10 décembre 2021 au Palais des Congrès de Cotonou sous la présidence du ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye BIO TCHANÉ.

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L’objectif prioritaire de cette rencontre statutaire était de redonner un nouveau souffle de vie à l’OAPI. Ce que n’a manqué de faire observer, d’entrée de jeu, le ministre béninois de l’Industrie et du Commerce. En tant que Présidente en exercice du Conseil d’Administration, Alimatou Shadiya ASSOUMAN a insisté sur les récentes traversées de désert observées au niveau de l’institution tout en rappelant que la préservation du legs historique du modèle unique que constitue l’OAPI doit rester la véritable boussole.

Les membres du Conseils d’Administration ont, entre autres, analysés les rapports d’activités du Directeur général de l’OAPI et des structures nationales de liaison au titre de l’année 2020, celui du Contrôleur financier, l’état d’avancement des mécanismes de financement et de l’innovation technologique. Ils ont également planché sur la modification du Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, la Charte d’audit de l’OAPI et, chose importante, sur la révision de la grille des taxes aux marques, dessins, modèles industriels et indications géographiques.

Ces quatre dernières années, l’OAPI a mis un accent particulier sur les activités de production, l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle tout en n’oubliant pas les outils modernes de communication, la valorisation des produits du terroir et de l’artisanat. Cependant, Jean-Baptiste WAGO, le Directeur général par intérim a jugé utile de rappeler la nécessité d’avoir recourt à des stratégies plus novatrices pour développer la capacité de résilience de l’institution déjà que l’avènement de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) l’oblige à se repositionner pour jouer un rôle majeur dans le commerce intra-africain.

Il faut dire que les nombreuses péripéties qui ont meublé la vie de l’OAPI, ces dernières années, sont la source d’un malaise qui se doit d’être vite circonscrite.  La présidente de l’Association des Mandataires Agréés de l’OAPI, Françoise EKANI n’a pas manqué, au cours de ses assises, d’égrener un long chapelet de critiques et de plaintes avant de soumettre à ses collègues plusieurs doléances dans le but de ramener crédibilité et confiance au sein de l’organisation.

Aujourd’hui, la faiblesse des demandes de brevets d’inventions émanant des ressortissants des pays membres de l’OAPI est une évidence. En effet, plus de 75% de ces demandes proviennent de l’étranger. Pour Abdoulaye BIO TCHANÉ, cette situation doit interpeller tous les responsables de l’institution.  Par conséquent, il souhaite la mise en place par l’OAPI de conditions favorables à la valorisation des résultats de la recherche et d’exploitation des innovations technologiques par les entreprises de la sous-région. Il a aussi souligné le fait que l’institution doit désormais encourager la créativité et le transfert de technologie par le système de la propriété intellectuelle.

Du reste, tout en mettant en relief les nombreuses initiatives prises par le Bénin pour la consolidation et la promotion de l’innovation technologique (Programme de développement économique basé sur l’innovation technologique), le ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale a vivement recommandé la valorisation des produits du terroir tels que le Gari Sohoui de Savalou, l’ananas pain de sucre du plateau d’Allada et l’huile d’arachide d’Agonli du Bénin qui sont au programme de la deuxième phase pour leur reconnaissance en Indication Géographique.

Sans langue de bois, le numéro deux du gouvernement béninois a rappelé la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse de l’institution afin de renforcer sa crédibilité sur tous les plans.

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